jeudi 17 novembre 2016

2012 Val d'Hérens

Samedi 8 septembre 2012

En fin de matinée, départ de Pers-Jussy (Haute-Savoie) avec Viviane, Jean-Lionel, Patricia et Maxime. Nous déjeunons à Argentière, dans la vallée de Chamonix, en terrasse d’un restaurant.

Nous entrons en SUISSE (canton du Valais). Remontant la haute vallée du Rhône, nous atteignons Sion. A 7 km de là sur la route de Sierre, se situe le lac souterrain de Saint-Léonard. C’est le plus grand lac souterrain d’Europe, accessible au public. Excepté Viviane qui nous attend à l’extérieur (toujours à cause de sa claustrophobie), nous visitons le site en une traversée lacustre d’une demi-heure en barque collective avec un guide. 300m de long, 20m de large et 10m de profondeur… des dimensions exceptionnelles pour un site hors norme. Enfoui sous un amas de roche et de terre, le lac de St-Léonard nous fait pénétrer dans un univers de silence et d’eau où règne une température ambiante de 15°. Etonnement de voir évoluer d’immenses truites dans ces eaux coupées du reste du monde : ce sont de bons indicateurs de la qualité de l’eau. Le guide fournit les explications géologiques qui justifient la présence insolite du lac, ou les couleurs saisissantes qui égayent les parois de la caverne.

Après cette visite, nous nous dirigeons vers le val d’Hérens. Traversé par la Borgne, il débouche dans la vallée du Rhône, immédiatement au sud de Sion. Il se termine par les glaciers de Ferpècle et du mont Miné au pied de la Dent Blanche, ainsi que celui d’Arolla dans le val d'Arolla.
Nous montons par une très longue piste de montagne au-dessus de Villa (commune d’Evolène) et atteignons vers 18h le mayen Tsigeris, une ferme d’alpage à 2000 m d’altitude. Véronique, une collègue de Patricia, et son compagnon suisse Philippe nous y attendent. Nous descendons nos bagages à pied par une sente jusqu’au mayen, bâtiment rustique isolé, à 100 mètres en contrebas de la piste.
Nous installons nos bagages dans une pièce à l’étage, accessible par un étroit escalier avec une corde comme main courante. 
Nous prenons l’apéritif tous ensemble dans la cuisine et mangeons une raclette valaisanne authentique sur une table à l’extérieur devant le mayen. La nuit tombe, gommant la vue magnifique sur les sommets et les glaciers environnants. Un foyer au feu de bois est allumé. Philippe et Viviane préparent les portions de raclette en présentant à la flamme un fromage au lait de vache dont ils raclent la partie ramollie pour la manger au fur et à mesure qu’il fond. Soirée sympathique avec une température encore fort agréable. Il n’y a pas d’électricité, mais une petite batterie solaire suffira à nous fournir l’éclairage nécessaire. Après le repas, sous un beau ciel étoilé, Philippe nous initie à la reconnaissance des constellations.
Il est l’heure d’aller se coucher. Philippe et Véronique dorment au rez-de-chaussée. Quant à nous cinq, nous passons la nuit dans la chambre commune à l’étage sur des lits ou des matelas. La nuit sera animée : Jean-Lionel a des problèmes d’intestins et devra se lever par trois fois. Avec une lampe de poche, emprunter l’étroit escalier et rejoindre les toilettes sèches rudimentaires situées à vingt mètres de la maison, ce n’est pas évident !

Dimanche 9 septembre 2012

Au matin, un grand soleil se lève sur le mayen.



On prend le petit déjeuner sur la table devant le chalet. Viviane est la seule à se laver complètement sous un robinet situé à l’arrière du bâtiment !
Face à nous, le soleil illumine la ceinture de hauts sommets et les glaciers qui dominent le val d’Hérens, dont la Dent Blanche qui culmine à 4357 m.




A 10h15, Patricia, Maxime et moi partons pour une randonnée avec Véronique, qui est accompagnatrice de moyenne montagne.
Nous parcourons d’abord les alpages du Prélet pour rejoindre le remointse  du Tsaté (2500 m). Le « remointse » est un lieu de séjour temporaire où l'on amène le troupeau et le ménage (mobilier et ustensiles nécessaires à la vie domestique), dû au mode d'activité montagnarde qui consiste en un va-et-vient réglé selon les saisons entre les différents étages d'une exploitation rurale. Pour l’heure, les bâtiments sont désertés par les troupeaux.
Nous grimpons jusqu’au lac du Tsaté (2687 m), un beau lac glaciaire entouré de roches sombres magmatiques. 



Maxime s’amuse dans les rochers qui forment  des îlots sur le lac. Les eaux pures abritent d’innombrables têtards et de petites grenouilles. Nous recherchons dans la vase des larves de phryganes.
Après avoir effectué le tour du lac, nous entamons notre descente. On fait une pause sur l’alpage en cours de route pour boire de l’eau et manger quelques fruits secs.


On atteint le village du Tsaté situé sur une terrasse glaciaire qui forme un balcon ensoleillé au-dessus de la plaine. Nous traversons une belle forêt de mélèzes, la forêt du Devin, pour franchir plus loin le torrent de la Sage. C’est là que nous rencontrons Philippe et Viviane venus à notre rencontre avec le ravitaillement.
Nous poursuivons ensemble jusqu’à une grosse pierre que l’on nommera la « pierre à Philippe » en souvenir de sa jeunesse dans ces montagnes… On retrouve aussi,  allongé sur la pierre, Jean-Lionel ! Nous y pique-niquons tous ensemble à 14h, à l’ombre des mélèzes.
Par la suite, tandis que Viviane, Philippe et Jean-Lionel rentrent en voiture par une piste, Patricia, Véronique, Maxime et moi terminons la randonnée jusqu’au mayen.

Nous profitons encore de la vue imprenable sur la vallée d’Evolène, en contrebas. A l’occasion, on se rend compte que les toilettes sèches sont en pleine vue, exposées au flanc de la montagne !


A 16h45, nous quittons nos hôtes pour redescendre dans la vallée et rentrer en France, à Chevranges.


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