dimanche 22 mai 2016

2013 Cap Finisterre

Mardi 1er octobre 2013

Je viens de terminer hier le sentier de Saint-Jacques-de-Compostelle (cf. blog GR65/Camino francés), en ESPAGNE.
Ce matin, nous quittons le camping de Santiago de Compostela (Galice) en Ducato pour nous diriger vers le cap Finisterre sur l’océan Atlantique. Nous arrivons vers midi à Fisterra, un petit port lové dans une baie abritée. Nous parcourons à pied les rues pentues qui descendent vers le port. Nous mangeons dans un restaurant recommandé par le GdR, « Casa Velay ». Installé dans une vieille maison de granit qui domine le port, ce resto sert une cuisine familiale galicienne copieuse. Nous ne résistons pas à l’envie de manger à nouveau, comme à Santiago, des poulpes et des calamars.

Quand nous en sortons, nous gagnons à quelques kilomètres de là le cap Finisterre, (9°17’de longitude ouest) qui se revendique comme le point le plus occidental d’Europe. [En fait, c’est faux. Il s’agit du Cabo da Roca, au Portugal.]
Autrefois, après avoir accompli le voyage à Compostelle, les pèlerins poursuivaient leur marche vers le cap Finisterre afin de brûler leurs vêtements usés et se baigner dans l’océan, au bout du continent.
Le paysage est sauvage, les falaises plongent dans l’océan. 


La brume noie le paysage, estompant la croix et le phare.



Le phare a été construit en 1853. Le constant brouillard d'hiver a nécessité l'ajout d'une sirène en 1888, destinée à avertir les marins du danger.

A 15h20, nous nous installons sur une terrasse dominant les falaises au-dessus de l’océan Atlantique. Le soleil ne parvient pas à émerger des nuages.


A 19h30, je sors pour tenter de l’apercevoir. Deux photographes allemands qui tentent de prendre quelques clichés du coucher du soleil remballent bien vite leur matériel. Du haut de notre plateforme, nous assistons au spectacle des vagues qui se lancent à l’assaut des falaises.



Un vague liseré rouge à 19h50 clôt définitivement l’espoir d’une meilleure vision.


Bientôt le brouillard et la nuit nous enveloppent…

Mercredi 2 octobre 2013

A partir de 10h, nous entreprenons notre trajet de retour. Nous rejoignons la côte nord atlantique, parcourant le littoral. La route nationale, coincée entre l’océan et les monts Cantabriques, traverse « de tout son bitume » des paysages sauvages de bord de mer et de nombreux rias.
Formations littorales caractéristiques, les rias sont de longues vallées d'un fleuve côtier envahies, en partie ou en totalité, par la mer, lors de la marée haute.
Nous atteignons la communauté autonome de la « Principauté des Asturies » et roulons jusqu’à la ville industrielle de Gijón.
Vers 18h, nous faisons étape au camping de Deva, dans les faubourgs de Gijón. Nous mangeons des calamars au restaurant du camping.

Jeudi 3 octobre 2013

On reprend la route. Pendant le trajet, on remarque que les « horreos » en Asturie ont une architecture différente de ceux de Galice : ils sont carrés et beaucoup plus larges.
Entre Asturie et Cantabrie, la route littorale longe sans y pénétrer le parc national des Pics de l’Europe.
Omniprésence des genêts et des pins maritimes.

A Bilbao, en Pays basque, nous bifurquons à l’intérieur des terres vers Pamplona, en Navarre.
Remontant le cours du río Arga, nous atteignons par une petite route de montagne le col de Urkiaga. Un peu plus loin, c’est en observant les immatriculations des voitures que nous comprenons être passés en France, vers 17h.
Par la vallée des Aldudes, nous rejoignons le camping de Saint-Jean-Pied-de-Port où nous nous installons. 
Après le repas, nous faisons une balade de nuit en ville.

Après avoir passé quelques jours chez des amis à Tulle, nous serons de retour lundi 7 octobre à Saint-Apollinaire.


*****

1 commentaire:

  1. Prégnance & intimité de ces lumières d'Atlantique, qui parlent à qui est du bord d'océan. Emotion et écho qui renvoient à la qualité de la prise de photo. Comment savoir appréhender d'un ailleurs inconnu ce qui y est si fort ? L'importance du tiers regardé, vu, identifié, lourd d'histoire et d'histoires... Comme étrange passeur...

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