mercredi 1 juin 2016

2015 St-Pierre-et-Miquelon - Canada

Samedi 19 septembre 2015

Viviane et moi quittons Saint-Apollinaire-de-Rias à 10h15 avec Geneviève, collègue de l’association des Rias, qui nous emmène à la gare de Valence.
A 11h35, nous prenons un train jusqu’à Lyon, puis la navette vers l’aéroport.
15h45 – 17h10 (heure locale) : vol Lyon – Dublin (en Irlande), par la compagnie Aer Lingus.
Une navette nous mène à un hôtel réservé à l’avance, à quelques kilomètres de l’aéroport, pour 18h. C’est un vaste hôtel qui organise des navettes toutes les heures. Nous nous installons dans notre chambre et mangeons au restaurant de l’hôtel. Immense salle avec beaucoup de monde, essentiellement des gens en transit comme nous.

Dimanche 20 septembre 2015

Décollage à 8h20, dans un avion de la compagnie canadienne Westjet, pour St John’s (Canada). Arrivée à 9h40 (heure locale) après 5h de vol.
Nous passons la journée en transit à l’aéroport.
A 17h, nous embarquons sur un vol d’Air Saint-Pierre. Changement de standing : c’est un avion à hélices, adapté à la taille de l’aéroport d’arrivée. A 18h05 (heure locale) nous atterrissons à Saint-Pierre-et-Miquelon, collectivité d’outre-mer de la République française.

Saint-Pierre–et-Miquelon est un archipel français d’Amérique du Nord situé dans l’océan Atlantique nord, à 25 km au sud de l’île canadienne de Terre-Neuve. Ancien département d’outre-mer, puis collectivité territoriale à statut particulier, c’est aujourd’hui une collectivité d’outre-mer.
L’archipel est composé de deux îles principales : Saint-Pierre, la plus petite, 26 km², qui abrite cependant 86 % de la population, ainsi que Miquelon constituée de deux presqu’îles : Grande Miquelon (110 km²) et Langlade (91 km²) reliées entre elles par un isthme de sable depuis le XVIIIe siècle.
En 1536, le Malouin Jacques Cartier prend possession, au nom de la France, de cet archipel. Les lieux étaient déjà fréquentés depuis le début du XVIe siècle par les pêcheurs basques, saintongeais, bretons et normands. L’archipel est tour à tour occupé par les Français et les Anglais, et son histoire est restée longtemps chaotique. Après de multiples affrontements entre la France et l’Angleterre pour leur possession, les îles redeviennent définitivement françaises le 22 juin 1816.
Dernier vestige de la Nouvelle-France, c’est un petit bout de France en Amérique du Nord.

Frédérique, cousine d’Alexia et de Jean-Lionel, nous attend à l’aéroport avec ses deux filles Jeanne et Margot. Elle nous amène chez elle, à Saint-Pierre. [Son mari Alexandre, absent actuellement, a été nommé pour deux ans dans l'archipel.]

Lundi 21 septembre 2015

Le matin, Viviane et moi découvrons la ville de Saint-Pierre.
Pour 6000 habitants dans l’archipel, Saint-Pierre en concentre 5400. Les origines de la population sont basques, normandes, bretonnes et acadiennes. Cette petite ville est construite sur un plan de rues en damiers avec des maisons de bois très colorées, comme pour conjurer la rudesse du climat. 



A la croisée du courant froid du Labrador et du courant océanique chaud du Gulf Stream, l’archipel vit sous un climat subarctique souvent balayé par les vents et chahuté par les tempêtes, avec une forte concentration de brouillard notamment en juin et juillet.
Peu d’enseignes extérieures visibles. Il faut souvent être en face de la devanture pour deviner le commerce qui s’y cache.
Nous descendons vers le port. A la Pointe aux Canons, une batterie de canons, construite à l’occasion de la guerre de Crimée, garde symboliquement le port. 


Juste à côté, les Salines sont des cabanes construites pour servir d’abris à l’équipement des pêcheurs. Sur la place du Général de Gaulle, centre de la ville, nous nous renseignons à l’office du tourisme pour nous rendre demain à Miquelon.


Nous visitons le musée de l’Arche qui retrace l’histoire de l’archipel, de la préhistoire jusqu’à l’époque de la pêche industrielle. Une exposition temporaire met en valeur les talents locaux par un concours de photographie où chaque visiteur peut voter pour son cliché préféré.

Nous passons l’après-midi à la maison puis sortons en voiture avec Frédérique et ses filles sur les routes du sud de l’île de St-Pierre.
Cette petite île de 26 km² ne possède qu’une douzaine de km de routes revêtues, en dehors de la ville. Le reste de l’île se parcourt à pied.
Premier arrêt à un point de vue qui domine la ville. Large panorama sur les habitations colorées qui l’habillent et sur l’île aux Marins en arrière-plan. 



Deuxième arrêt au bord de l’étang de Savoyard et sa plage, au sud de l’île.

Mardi 22 septembre 2015

Viviane et moi nous levons tôt ce matin et traversons la ville jusqu’au port. Le jour se lève sur la Pointe aux Canons et sur la place du Général de Gaulle. Une belle journée ensoleillée en perspective !
















A 8h, à côté de la Poste, nous prenons le traversier (ferry) jusqu’à l’île de Miquelon. Une heure de traversée avec un tangage qui me met mal à l’aise en fin de parcours.
Débarqués sur l’île, nous traversons à pied Miquelon (600 habitants), seule autre commune de l’archipel : paisible village avec une église et des maisons de bois colorées.


Les origines de la population sont légèrement différentes de celle de St-Pierre, car de nombreuses familles acadiennes s’y sont installées depuis les déportations de1763.
Nous louons une voiture pour la journée, réservée hier depuis l’office de tourisme.
Nous roulons vers le sud de l’île de Miquelon. La route sinue parmi des landes rases sans végétation, avec des côtes basses et accessibles. Très peu de circulation.
A partir de l’étang du Grand Barachois, nous traversons l’isthme sableux de 12 km de long qui la sépare de l’île de Langlade. Plans d’eau, marais et dunes d’un grand intérêt faunistique et floristique. Egalement, vocation agricole où l’on trouve les seules fermes qui alimentent l’archipel.
Au fil des siècles, plus de 600 naufrages ont eu lieu entre ces deux îles.
Nous parcourons les routes carrossables de l’île de Langlade. Ses falaises abruptes protègent un écosystème d’une grande richesse. Pentes herbeuses et pâturages. L’île n’est pas habitée en permanence, mais des résidences secondaires se nichent dans les criques. C’est le cas de l’Anse du Gouvernement qui possède un petit village résidentiel. D’ailleurs, il existe un lieu de débarquement d’une liaison directe de traversier depuis St-Pierre.


A partir de l’arrêt de la route, nous effectuons une petite balade à pied le long de l’Anse sur un passage aménagé de caillebotis.  

















Des entrées vers les résidences cachées dans la végétation sont diversement ornées par leurs propriétaires d’aménagements et objets hétéroclites.  



On chemine sous les sapins baumiers, les épinettes (ou spruces) blanches et noires, qui sont des essences de forêt boréale.


Quittant l’île, nous croisons un troupeau de chevaux qui déambulent librement sur la plage.


De retour à Miquelon, nous nous mettons en quête d’un restaurant. Nous mangeons au Brian des produits locaux et des fruits de mer.
Après un bon repas, nous roulons vers le nord de l’île de Miquelon jusqu’à l’étang du Lac. A la table d’orientation, nous avons une vue d’ensemble sur le village, situé sur une bande de galets bordée de part et d’autre par la mer.


A partir de l’étang, dans un écrin de verdure, un sentier se dirige vers le nord du Cap à travers des forêts et des pelouses subarctiques.



On se rend ensuite vers l’est de l’île jusqu’à la fin de la route de Mirande. De là, un sentier suit le littoral. Sur la lande, une dame récolte des « graines », canneberges et  « bleuets » (myrtilles), activité très prisée par les habitants.


Nous rentrons à Miquelon, passant par le phare du Cap Blanc. On complète le réservoir d’essence avant de rendre la voiture. Le pompiste nous informe qu’à la tombée du jour on peut apercevoir des cerfs de Virginie qui apparaissent sur les pentes.
On flâne dans les rues de la commune, remarquant entre autres la stèle acadienne (rappelant l’odyssée du peuple  acadien) et visitant la belle église Notre-Dame des Ardilliers. 



A 18h50, nous reprenons le traversier pour St-Pierre où nous arrivons une heure plus tard. Par la fenêtre de l’appartement de Frédérique, Jeanne et Margot surveillent notre retour…

Mercredi 23 septembre 2015

Le matin, nous nous baladons tous les deux à Saint-Pierre. 
Après être allés à l’office du tourisme,  nous nous rendons à la poste acheter des timbres pour Serge.
Saint-Pierre-et-Miquelon, en tant que collectivité d’outre-mer, émet ses propres timbres.
Au gré de nos pérégrinations, nous passons devant le fronton Zazpiak Bat, témoin de l’origine basque de nombreux habitants de l’archipel. 


Nous visitons la cathédrale, reconstruite au début du XXe siècle après un incendie. La façade est de granit rose de St-Pierre et de grès rouge des Vosges. L’architecture intérieure est caractéristique des églises basques.


L’après-midi, nous nous rendons avec la voiture de Frédérique à l’étang de Savoyard.  Nous effectuons une balade à pied au sud de l’étang jusqu’à la pointe du Diamant (circuit Diamant) : cordons littoraux de galets, côtes rocheuses et pelouses maritimes.


Jeudi 24 septembre 2015

Le matin, avec Frédérique et Margot, nous nous rendons à l’embarcadère.
Sur le quai, les animateurs d’un bateau de croisière des Bahamas préparent l’accueil de leurs clients qui vont bientôt déferler.
Nous effectuons  tous les quatre la traversée vers l’île aux Marins, sur un petit bateau. 



Située seulement à 10 minutes de Saint-Pierre en bateau, cette petite île possède un fort intérêt patrimonial retracé à travers ses habitations, son musée et ses salles d’exposition. Ile-musée d’un ancien village déserté depuis les années 1960, elle a autrefois compté près de 600 âmes. Actuellement, elle n’est habitée qu’en été.
Nous visitons l’île de 9h30 à 11h30 en nous baladant sur les sentiers. Frédérique et moi alternons pour transporter Margot dans le sac à dos – porte-bébé.
Maisons de pêcheurs, église Notre-Dame des Marins, mairie, école, lavoir, cimetière, phare… 






Un groupe d’enfants est actuellement en visite à l’ancienne école désaffectée en 1963. Le musée Archipélitude est fermé. Seule la Maison Grise est ouverte (grâce à l’arrivée imminente des croisiéristes !) : ancienne saline, elle sert de lieu d’exposition et reconstitue une cuisine des années 50.


L’île témoigne du passé de la pêche à la morue. Les graves sont de grandes étendues de galets ou de pierres qui servaient autrefois à faire sécher la morue. Elles couvrent 20% de la superficie de l’île.
Vers le nord, nous apercevons l’épave du Transpacific, un cargo allemand qui s’est échoué sur les récifs.


La végétation est surtout composée de landes à lichens et fougères où foisonnent la canneberge, la plate-bière.



Asters de New-York, asters des bois, sénéçons faux-arnica fleurissent sur les bas-côtés. La sanguisorbe du Canada colonise les plaines humides. 


Nous apercevons un curieux pommier qui s’est adapté de façon extraordinaire à ce milieu pauvre et très exposé aux vents. Il a pu y survivre en s’étalant près du sol sur un diamètre d’une dizaine de mètres.


Sauve qui peut, les croisiéristes débarquent par petits groupes. Il est temps de rentrer !
Margot, qui s’est endormie dans mon dos, ne se réveille pas durant la traversée.


L’après-midi, de 16h10 à 18h, nous effectuons avec Frédérique et ses filles une promenade dans la nature, le circuit de l’Anse à Dinand. De suite, on découvre deux écosystèmes : une tourbière bombée ainsi qu’un marais d’eau douce. 



Plus loin, on fait une petite halte auprès d’étangs et de dépôts glaciaires.


Frédérique et moi alternerons à nouveau pour porter Margot.
Sur le trajet, on aperçoit des merles d’Amérique (Turdus migratorius), à la poitrine et au ventre orangé. Un pygargue à tête blanche survole la zone. Visiteur ou membre du seul couple qui niche sur l’île de St-Pierre ? Atteignant la colline qui surplombe l’Anse à Dinand, on se trouve sur une pelouse de type subarctique. Longeant la côte, nous profitons d’une vue imprenable sur Langlade et le détroit qui sépare les deux îles. La Baie est un lieu très fréquenté par les mammifères marins, tels que baleines à bosse ou petit rorqual. Mais nous n’en apercevrons pas. On traverse un beau sous-bois au tapis végétal de sphaignes


On passe sur un petit pont de bois où l’on remarque un bouleau à papier (Betula papyrifera) puis on regagne la voiture.
Le soir, à la maison, comme il se doit, Frédérique nous prépare de la morue !

Vendredi 25 septembre 2015

Viviane et moi retournons toute la matinée sur l’île aux Marins.
Seuls sur le traversier, nous avons également l’île pour nous. Cela nous permet de faire une balade complète du nord au sud. Cette île est vraiment un petit bijou.
Au nord, le fort est un espace herbeux au sommet d’une colline où nous rencontrons tout de même une personne : un ouvrier qui désherbe le site. Le fort de l’île fut construit en même temps que la batterie de canon de St-Pierre, durant la guerre de Crimée.


Nous repassons sur le site de l’épave du Transpacific pour traverser une plage de galets et nous diriger vers une colline herbeuse plus au nord.


Plaine subarctique avec une végétation de lichens, de sphaignes et d’airelles. Au retour, nous observons des phoques veaux-marins qui nagent aux alentours du récif. L’un d’entre eux monte se reposer sur un rocher qui affleure.



Nous nous dirigeons doucement vers l’autre extrémité de l’île, tout en lisant les commentaires sur les panneaux explicatifs qui jalonnent le parcours : les graves en plein milieu du village, l’exécution de Neel (le seul meurtrier de l’archipel pour lequel il a fallu faire venir une guillotine spécialement de Martinique !), le phare, etc.


Comme à l’aller, nous sommes seuls dans le petit bateau, revenu spécialement nous rechercher.

Dans l’après-midi, nous sortons tous les deux en ville : passage au phare de la Pointe aux Canons puis au port de plaisance.


Par la suite, nous faisons une pause dans un bar.
Le soir, à la maison, nous gardons les enfants pendant que Frédérique est de sortie. Elle nous a préparé une langouste…

Samedi 26 septembre 2015
                                                                                                 

Dans la matinée, nous nous rendons tous les cinq vers le sud-est de l’île jusqu’au phare de Galantry.  



Vue imprenable sur la décharge à ciel ouvert des déchets de l’archipel qui brûle en permanence ! Il n’existe pas de déchèterie et pour le moment il n’y a pas encore d’alternative. 


Depuis la petite colline à côté du phare, végétation d’asters et sapins baumiers.


Nous sommes à proximité de la piste de l’aéroport. Un petit avion s’envole, probablement vers Miquelon.


Nous observons à nouveau des phoques veaux-marins sur un minuscule îlot rocheux.


Retraversant la ville, nous roulons jusqu’à l’étang Frecker, au nord-est, au-dessus de l’ancien frigorifique.


Dans l’après-midi, Viviane et moi sortons à Saint-Pierre : nous effectuons le tour de l’étang du Pain de Sucre, juste aux abords de la ville, puis passons au fort Lorraine, un fortin construit à la Libération par les FFL, destiné à servir de tour de guet.

Le soir, à la maison, les filles se déguisent en princesses et autres fées.


Plus tard, lorsqu’elles sont couchées, nous jouons avec Frédérique à un jeu de société (triomino), ainsi que nous l’avons fait plusieurs soirs.

Dimanche 27 septembre 2015

Le matin, je fais encore une petite balade en ville.
Le ciel est grisâtre. [Contrairement à nos prévisions, nous n’avons eu pendant cette semaine ni pluie, ni brouillard. Par contre, nous avons bénéficié de belles journées ensoleillées, mais évidemment ventées.]

Frédérique et ses filles nous emmènent à l’aéroport pour 15h. Nous décollons à 16h. Les filles nous regardent nous envoler, avec des grands signes de la main, un peu tristounettes de nous voir partir. C’est le départ de « mamy avion », comme Margot a surnommé Viviane !
A 16h10 (heure canadienne, ½ heure de décalage), nous atterrissons dans l’île de Terre-Neuve à  St John’s (Saint-Jean-de Terre-Neuve), au CANADA (province de Terre-Neuve-et-Labrador). Il y a 4h30 de décalage horaire avec la France.

La fusion de deux colonies britanniques forme en 1840 la province du Canada-Uni. Trois colonies se fédèrent le 1er juillet 1867 et forment le Dominion du Canada, une nation indépendante. Aujourd’hui, le Canada est une monarchie constitutionnelle fédérale à régime parlementaire composée de dix provinces et de trois territoires. Membre du Commonwealth, il reconnaît la reine Elisabeth II comme reine du Canada.

Terre-Neuve, ancienne colonie britannique puis éphémère dominion indépendant, est rattachée au Canada le 1er avril 1949, devenant la 10e province de la Confédération.

Après avoir récupéré nos bagages, nous prenons en charge à l’aéroport une voiture de location. Nous nous rendons au « Hillviews Terrace Suites », un hôtel réservé à l’avance où nous avons loué un hébergement. En fait, c’est un petit appartement. Après nous être installés, nous allons faire quelques courses dans un supermarché situé juste en face de l’autre côté de la route. Nous sommes dimanche soir, et ce magasin est ouvert jusqu’à minuit !
On y trouve essentiellement des produits pré-emballés, dont des salades en provenance de Chine ! Par contre, pas d’alcool en vente. Il faut se rendre dans un magasin spécialisé dans les alcools pour se procurer de l’apéritif et du vin. Là aussi, c’est ouvert… Nous sommes bien en Amérique du Nord !
Nous prenons le repas dans l’appartement, ainsi que nous le ferons tous les soirs pendant notre séjour.

Lundi 28 septembre 2015

Le matin, après avoir pris le petit déjeuner à l’appartement, nous nous dirigeons à pied vers le centre-ville.
Située au nord-est de la péninsule d’Avalon, St John’s, la capitale de Terre-Neuve, est une des plus anciennes villes d’Amérique du Nord, construite en amphithéâtre autour d’une rade profonde. Derrière le port, sur les pentes abruptes s’étagent les rues de la vieille ville avec leurs coquettes maisons de bois aux couleurs vives et aux toits mansardés.


Nous parcourons ainsi Duckworth Street,


George Street

 et Water Street

ainsi que le port et la rade.

Sur Water Street, une sculpture représentant les deux chiens emblèmes de la province (un terre-neuve et un labrador) domine la rade.


Nous passons dans une banque pour changer des euros contre des dollars canadiens.
Vers midi, nous mangeons dans un restaurant, juxtaposé à une brasserie artisanale. Produits de la mer, avec de la bière provenant de la microbrasserie, bien sûr ! 


L’après-midi, nous visitons le musée provincial « The Rooms » qui dévoile l’histoire, le patrimoine et l’expression artistique de la province de Terre-Neuve-et-Labrador.
Nous rentrons en bus à l’hôtel.

Mardi 29 septembre 2015

Ce matin, nous nous rendons en voiture au site de Signal Hill, colline de roc couronnée d’une tour qui garde l’entrée de la rade. Le site est spectaculaire.
Jean Cabot, navigateur italien à la solde du roi d’Angleterre, serait entré dans la rade le jour de la Saint-Jean, en l’an 1497, d’où le nom de la ville. Au XVIe siècle, les pêcheurs européens utilisaient ce port naturel comme base de leurs campagnes de pêche. Terre-Neuve fut la première possession anglaise du Nouveau Monde. Pour contrer les attaques incessantes des Français, la rade de St John’s fut fortifiée et Signal Hill bâti sur la colline pour protéger la ville.
Au sommet, la tour Cabot domine la rade.


C’est là que Guglielmo Marconi capta en 1901 le premier message transatlantique de télégraphie sans fil.
L’intérieur de la tour abrite des expositions sur l’histoire de la signalisation maritime et sur les travaux de Marconi.
Des sentiers de promenade sont aménagés sur la colline. Depuis la Batterie de la reine qui gardait l’étroit chenal des Narrows communiquant avec l’océan Atlantique, le panorama est exceptionnel sur la rade, la ville et la côte.




De retour en ville, nous mangeons à 13h au « Ches’s Famous Fish & Chips», conseillé par le guide du Petit Futé.

Dans l’après-midi, nous nous rendons au village de Quidi Vidi. Village pittoresque avec ses maisons aux couleurs vives, sa chapelle et son port de pêche en activité depuis le XVII e siècle, il s’étend le long d’un goulet rocheux reliant le lac à la mer. 

















Nous effectuons une balade à pied le long des rochers qui atteignent le goulot.


Par la suite, nous rejoignons le village de Battery, de l’autre côté de la rade. Nous marchons jusqu’au fort Amherst, en ruine.
Ensuite, nous roulons jusqu’au cap Spear. Il est un peu tard pour visiter le site. Nous reviendrons dimanche…

Mercredi 30 septembre 2015

Vers 9h, départ en voiture pour un circuit dans le sud de la péninsule d’Avalon, par la route 10, l’Irish Loop, où la communauté irlandaise est concentrée.  
Immenses étendues sauvages et forestières.
Arrêt à Bay Bulls puis à Witless Bay, où nous tentons de trouver un bateau pour aller en mer observer les baleines (mais à cette époque, c’est peine perdue).
Nous bifurquons en forêt dans le parc provincial de la Manche par une piste défoncée. Des randonneurs s’apprêtent à rejoindre le « trail de la côte est » qui longe la péninsule  le long de la côte atlantique sur plus de 500 km.
Lorsque nous atteignons Ferryland, nous parcourons le site des ruines d’une des premières colonies anglaises de l’Amérique du Nord, fondée en 1620. Des pêcheurs français s’y étaient déjà installés dès 1504.


Nous mangeons dans un restaurant à Fermeuse.
Par la suite, nous pénétrons dans le parc provincial de Chance Cove jusqu’à la côte atlantique : magnifique panorama sur une lagune et un cordon littoral.

















Vastes étendues d’arbres couvert de lichens, parterres de landes rougissantes.



Continuant notre route vers le sud, la végétation change : disparition de la forêt, landes et tourbières à perte de vue. C’est le domaine des caribous (sous-espèce américaine du renne).
Par une longue piste surplombant l’océan, nous longeons la réserve  de Mistaken Point qui protège des fossiles de 575 millions d’années. Nous roulons jusqu’au cap RaceSes brumes épaisses, sa côte escarpée, et le fait qu'il se trouve sur la plupart des routes maritimes transatlantiques ont fait du cap Race le lieu de multiples naufrages à travers les siècles. Ici, des opérateurs radio ont été les premiers à capter le signal de détresse du Titanic en 1912.
C’est un plateau battu par les vents s'avançant dans l'Atlantique, avec des falaises surplombant la mer d'une trentaine de mètres. Il est couvert de brumes environ 158 jours par an. Aujourd’hui, le vent souffle mais le soleil est présent.
Effectuant un circuit, nous remontons vers le nord, rejoignant la route 1, la Transcanadienne, à caractère autoroutier. Symbolisée par une feuille d’érable, elle traverse tout le Canada. De multiples rappels concernant le danger de collision avec des orignaux (le nom américain des élans) ponctuent le parcours. Mais jamais nous n’aurons l’occasion d’en apercevoir !
Nous sommes de retour à St-John’s pour 20h.

Jeudi 1er octobre 2015

Aujourd’hui, circuit vers la pointe sud-ouest de la péninsule d’Avalon.
Tout d’abord, nous empruntons la Transcanadienne pour descendre vers Placentia (Plaisance), ancienne capitale française de Terre-Neuve. Elle fut choisie par les colonies de pêcheurs basques en raison de son port bien protégé et de sa plage couverte de cailloux, ce qui facilitait le séchage du poisson. Actuellement, le moratoire sur la pêche à la morue a placé la ville dans une situation économique difficile.
Panorama exceptionnel sur Placentia et sa baie. 


Nous nous arrêtons dans la ville, visitons deux centres d’art (une exposition sur les sons et une galerie).


Avant de repartir, nous mangeons des salades « Caesar » dans un restaurant.

Nous gagnons le Cap St-Mary’s, baigné par l’Atlantique, à  l’extrémité sud-ouest de la péninsule. C’est une réserve ornithologique qui protège la colonie d’oiseaux la plus importante d’Amérique du Nord. Un sentier mène à Bird Rock, territoire de la plus grande colonie de fous de Bassan de Terre-Neuve. On se laisse submerger par la clameur tournoyante de 60 000 oiseaux de mer ! Spectaculaire ! 





Superbes vues sur les escarpements de la côte et les falaises qui plongent dans l’océan.
Nous entreprenons notre trajet de retour et atteignons St-John’s à 18h30.

Vendredi 2 octobre 2015

Sale temps aujourd’hui, pour notre circuit dans le nord de la péninsule : pluie et vent.
La route contourne la baie Conception parmi des zones résidentielles peuplées. Nous montons par la côte est jusque Harbour Grace.
L’horizon est bouché : on n’aperçoit que rarement l’océan pourtant tout proche. A la pointe nord de la péninsule, on atteint Bay de Verdecommunauté fondée dans un secteur dénudé par des Planters (colons qui fuyaient  les attaques des Français au XVIIe siècle). Nous cherchons un éventuel restaurant, mais il n’y a rien dans le village qu’une officine qui sert d’épicerie et propose des sandwichs stockés dans des frigos. Le temps n’engage pas à sortir. Nous mangeons dans la voiture, Viviane un sandwich industriel et moi un hot-dog infect !
Retour par la côte ouest, toujours sous la pluie. La végétation commence à se parer de jolies couleurs d’automne.

Samedi 3 octobre 2015

Empruntant à nouveau la Transcanadienne, nous quittons la péninsule d’Avalon par un isthme séparant la baie Trinity de la baie Placentia. Nous roulons jusqu’à l’entrée de la péninsule Bonavista. Nous faisons le tour de l’île Random, reliée à la côte par une jetée. Dernier bastion des Béothuks, peuple amérindien qui fut la première nation autochtone à être entrée en contacts avec les Européens foulant le sol de l’Amérique.
Nous parcourons l’île par les routes accessibles. La végétation se teinte d’orange et de rouge. 


A Hickman’s Harbour, un petit port et les couleurs flamboyantes des bouleaux et des érables…


Nous mangeons à Clarenville, dans un motel de bord de route : nourriture classique nord-américaine avec des frites (« french fries ») et de la viande grasse et huileuse. Rien de diététique, donc…
Remontant vers le nord, nous atteignons le parc national de Terra NovaPaysages boisés, vallonnés, rabotés par les glaciers, littoral échancré de fjords (ou sounds). Denses forêts de conifères qui sont l’habitat naturel de l’orignal, de l’ours noir, de la martre, du castor et du lynx. Territoires vierges, rivières sauvages, couleurs somptueuses… C’est vraiment le Canada que j’imaginais.




Bientôt le début de l’été indien ? Dans deux semaines, la nature explosera. Magnifique saison dans l’est du Canada quand la forêt boréale se colore de teintes jaunes, orangées et rouge vif… Le Québec, mais aussi les provinces atlantiques, observent un redoux des températures dû aux bouffées de chaleur qui remontent du golfe du Mexique, avant l’installation définitive du froid à la fin octobre.

Nous cessons notre progression vers le nord à Charlottetown. Nous repartons vers la péninsule d’Avalon et St-John’s par le même itinéraire qu’à l’aller.

Dimanche 4 octobre 2015

Dans la matinée, nous retournons au site de Signal Hill puis nous promenons sur des sentiers du Géo-Park. Agréable promenade dans un site naturel grandiose où la flore rivalise de touches de couleur.



Ensuite, nous arpentons les rues du centre-ville et mangeons dans un restaurant irlandais.
Il nous reste à retourner sur le site du cap Spear où nous étions parvenus mardi soir.
Lieu historique national du Canada, c’est la pointe de terre la plus à l’est d’Amérique du Nord. Il faut payer un droit d’entrée pour pénétrer sur le site. Nous visitons l’ancien phare construit en 1835. Ce bâtiment de bois à deux étages est désormais un musée sur la vie des gardiens de phare au XVIIIe siècle.


On visite le logement du gardien. Aujourd’hui, un phare automatisé, en service depuis 1955, guide les marins de passage.


On se balade sur les sentiers côtiers qui dominent des collines de roc battues par les vents et les flots… Mais ce n’est pas encore l’époque pour apercevoir des baleines et des icebergs !



Par la suite, nous effectuons un dernier circuit en voiture au nord de St-John’s jusqu’à Pouch Cove.
Nous récupérons nos bagages au « Hillviews Terrace Suites » et à 18h nous rejoignons l’aéroport. Nous rendons la voiture à l’agence. Nous patientons au sein de l’aéroport et mangeons sur place.
Décollage à 23h pour l’Irlande…

Lundi 5 octobre 2015

…7h (heure irlandaise) ; arrivée à Dublin.
Nous passons la matinée en transit à l’aérogare.
12h30 – 15h30 (heure française) : vol Dublin – Lyon.
Navette puis TGV jusqu’à Valence. Nicole et Arlette nous attendent et nous ramènent à la maison, à St-Apollinaire.

*****

1 commentaire:

  1. Et qu'en sera-t-i des fous de Bassan, des vieux roses, coeruléums foncés, bleus de prusse des maisons, de l'archipelitude chère à Glissant, quand montera comme Légion Condor ce pétrole brut qui tapisse aujourd'hui le fond du golfe mexicain, étouffant sur son passage la clameur tournoyante des oiseaux?

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